Les créations de Christophe Beraet se caractérisent par une combinaison distinctive d'imagerie figurative et d'abstraction surréaliste. Ses compositions énigmatiques utilisent une iconographie excentrique de personnages hybrides humains (souvent androgyne), dans des décors oniriques obstrués de murs et de portes qui ferme, qui encadre ou qui ouvre la composition.
Bien que chaque œuvre soit commencée sans idée préconçue du résultat final, il existe une cohérence visuelle unique et reconnaissable à l'ensemble de son œuvre. Elles affichent souvent des palettes de couleurs fortes mais harmonieuses, et les sujets récurrents incluent l'intégration transparente d'éléments organiques et non organiques ainsi que des références au processus créatif et à la calligraphie.

Les créations de Christophe sont plus liées au dessin qu'à la peinture au sens strict du mot. Il dessine depuis l'enfance, mais c'est à l'âge de trente ans qu'il s'adonne à la "Peinture". Quelques années auparavant, il rencontre Ling Hsu une calligraphe chinoise installé à Nice avec qui il se perfectionne dans la façon de la "Peinture Chinoise". C’est de cette époque qu’il gardera définitivement le goût de la fluidité de la matière ainsi qu’une dextérité calligraphique exceptionnelle que l’on retrouve notamment dans ses poésies manuscrites (cf. Cercles).

En 2005, Il fait un bref passage de 4 mois comme stagiaire auxiliaire à l'Atelier d'Art Contemporain du MAMAC. (Sa principale occupation était de nettoyer le matériel !) Il découvre néanmoins l'Art Contemporain et les expériences «anthropométriques» d'Yves Klein, qui lui donnera l’idée d’un travail introspectif pictural en face à face avec son corps. (cf. catalogue «Corps-Lit-Porte»). Cela aboutira dix ans plus tard à un processus d’hybridation de l'empreinte de son corps dans une démarche d’utopie corporelle.

En 2009, après ses dix premières années d’activité solitaire, il rencontre le peintre-enlumineur Christian Geai avec lequel il va s’initier à la peinture Trompe-l’oeil et à la Fresque murale. Il va apprendre avec lui les techniques picturales anciennes dans son atelier de la rue des Ponchettes à Nice. De cet apprentissage traditionnel, Christophe va transformer ce savoir pour l’utiliser selon ses besoins dans ses nouvelles créations.